Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 17:07

Une calamité. L’Equipe de France a confirmé sa médiocrité footballistique. L’Equipe ? Vous savez ce groupe de personne ayant le même but, n’a même pas existé une seule seconde. Dépourvue d’ambition sur le plan du jeu (pour changer), la France a rendu les armes sans jamais les montrer.

 

Dépassée, ballotée par une sélection mexicaine séduisante aux principes de jeu bien définis : organisation inchangée depuis plus d’un an (4-3-3), passes courtes, mouvement incessant, agressivité sur le porteur du ballon, du dézonage intelligent (lorsque les ailiers mexicains repiquent dans l’axe pour libérer l’espace aux latéraux). Des arrières qui montent, des espaces qui se créent, donc des contres attaques à mener ? Non pas pour la France, même la notion de contre est inexploitée. Le Mexique a surtout montré les valeurs simples qui composent une équipe : solidarité, abnégation, ENVIE.

 

Des mots qui sonnent étrangement creux aux oreilles du groupe France. Hormis l’absence d’idée directrice (on le savait déjà), les tricolores n’ont pas pu/voulu, comme vous le voulez, se révolter. Et c’est bien ce qui dérange le plus.

 

Allo la défense ?


Épouvantable. Notre arrière garde a sombré dans l’abîme du néant. Abidal n’arrive toujours pas à lire le jeu (concentration es-tu là ?) ; que ce soit pour s’aligner ou pour intervenir dans les pieds d’un attaquant (sur le deuxième but il aurait suffi qu’il enferme tranquillement Barrera pour récupérer le ballon), il a tout fait de travers. Son camarade Gallas a perdu la quasi-totalité de ses duels face à Guillermo Franco mais a surtout manqué d’agressivité dans sa zone, ce qui est quand même incroyable pour un défenseur central.

 

Les latéraux ? Souvent débordés par les attaquants mexicains (Dos Santos, Vela, Barrera) ils n’ont rien apporté offensivement. Mention spéciale au capitaine Evra qui a tout simplement laissé le numéro 7 mexicain filé sur l’action qui emmène le deuxième but.

 

Le projet Govou


Un joueur qui a de la bouteille (c’est le cas de le dire). Généreux dans le replacement défensif, bagarreur dans sa zone, pour faire court les ingrédients d’un latéral qui ne sait pas attaquer. Car le gros souci avec Sidney Govou, c’est qu'il n’a plus le niveau international. Techniquement cataclysmique, l’ex lyonnais a manqué de lucidité dans les rares situations de contre. «Faire l’appel » est une mention qu’il a dû rayer de son cahier des charges depuis bien longtemps.

 

Ses partenaires « d’attaque » ? Transparents, hormis Malouda qui s’est battu. Franck Ribéry ? Pathétique, il a perdu trop de ballons pour un joueur qui doit mener le jeu de l’équipe, sa seule suée du match il l’a faite sur le côté gauche, mais en vain. Nicolas Anelka ? Egoïste, incompréhensible, l’attaquant de Chelsea n’est pas à l’aise au poste d’avant-centre, on est d’accord, pourtant le sacrifice, le don de soi pour le collectif à ce niveau de la compétition n’est-il pas primordial pour le bien de l’équipe ? Visiblement l’ancien joueur de Bolton n’en a cure. Attitude insultante depuis le match du Costa Rica jusqu'à hier soir où il aura joué partout en attaque sauf en pointe. Ces deux-là ont offensé le maillot bleu ! Impardonnable !

 

Pratiquement éliminée, la France n’a plus que son honneur à défendre contre l’Afrique du Sud mardi prochain, il lui faudrait une victoire avec quatre buts d’écarts ou plus contre les Bafana Bafana, tout en espérant une défaite du Mexique face à l’Uruguay, pour se qualifier. Un miracle impossible tant l'absence d'unité est grande.

Par KSC
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 12:10

Rien d’étonnant ou presque. L’Equipe de France a butté contre l’Uruguay (0-0) lors de son premier match de la Coupe du Monde vendredi soir au Cap. Pour répondre à la densité physique et couper la relation entre le meneur de jeu (Gonzalez) et les attaquants (Forlan-Suarez) uruguayens, Raymond Domenech a opté pour son bon vieux 4-2-3-1 en écartant qui ? Le meilleur français de la saison ; Florent Malouda, trop agressif à l’entrainement pour le sélectionneur ou signe d’agacement du Guyanais sur son positionnement trop défensif dans le 4-3-3 des matchs amicaux ? A vous de trancher. Exit le milieu de terrain de Chelsea place à Diaby.

 

Diaby ? Titulaire indiscutable !


Réclamé par toute la France, le Gunner positionné à côté de Toulalan, mais dans un rôle de relayeur n’a pas déçu. Une première période maitrisée sans trop de difficultés, où il a déstabilisé l’entrejeu de la Celeste par ses percées balle aux pieds avant de connaitre une baisse de régime lors du deuxième acte. Son volume de jeu ainsi que sa lucidité technique ont montré qu’il est désormais essentiel dans l’organisation tricolore. Autour de lui, on ne peut pas dire que les créateurs (Ribery-Gourcuff) ont trouvé la bonne carburation. Hormis son centre pour Sidney Govou à la 7e minute, le joueur du Bayern Munich n’a pas pesé dans les débats.


Trop prévisible dans ses dribbles, son entente avec Patrice Evra n’est pas flagrante ; aucun dédoublement, pas de jeu en première intention. Son coéquipier Gourcuff, souvent ignoré par ses partenaires, collectionne les mauvais choix dans l’utilisation du ballon, en multipliant les touches de balle par exemple ou en ratant des gestes techniques simples (contrôle-passe) : ce qui a fait le bonheur des camarades de Diego Perez.  


Même si le jeu penche toujours sur la gauche, c’est le côté droit qui a été le plus entreprenant ce soir, et surtout Bacary Sagna, solide défensivement l’ancien joueur d’Auxerre a distribué quelques centres de qualités, mais mal négociés par les rares joueurs français présents dans la surface uruguayenne. Quant à Sidney Govou…  il est resté sur la pelouse pendant 84 minutes, un supplice pour les yeux.

 

L’Uruguay à sa main


Bien regroupé dans sa moitié de terrain, l’adversaire des Bleus a géré le match. Dominé en termes de possession du beau mais déroutant Jabulani (nom du ballon), l’Uruguay n’a pas été en danger et même réduite à 10 après l’expulsion de Lodeiro (81ème). La Celeste peut regretter d’avoir raté la seule vraie occasion de but du match par Diego Forlan. Rarement sollicitée notre défense centrale (William Gallas et Eric Abidal) ne rassure pas (nous pouvons remercier la maladresse de l’attaquant de l’Atletico Madrid). Certains diront que la France aurait mérité la victoire mais sans animation offensive, ni décalages et mouvements dans les 30 derniers mètres, comment comptent-ils gagner des matchs ? Surtout si notre attaquant de pointe (Anelka) ne veut pas marquer.

Par KSC
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 01:42

Tenue en échec par la Tunisie 1-1, l’Equipe de France expérimente encore son 4-3-3 mais recherche toujours les solutions dans l’élaboration du jeu.


La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Enfin pour Nicolas Anelka, c’est plutôt le contraire, l’attaquant français erre comme une âme en peine dans ce rôle d’avant-centre. Constamment hors de la zone de vérité, pour pouvoir mieux toucher le ballon et orienter le jeu, le numéro 39 tricolore confirme qu’il n’a pas l’attitude d’un sérial buteur. Or dans un système avec une seule pointe, qui demande de la présence dans la surface adverse ; les profils d’André Pierre Gignac et Djibril Cissé semblent plus intéressant.  Loin du but, Nicolas Anelka décroche comme à son habitude, pour jouer dans les pieds et utiliser sa qualité technique, au détriment d'appels en profondeur. 

 

À Gauche Toute !


En reculant Anelka marche sur les pieds de Gourcuff et Malouda, les deux relayeurs qui tiennent le ballon sans véritablement être dangereux. La faute, à un manque de mobilité et de jeu en première intention de la part des Bleus, surement émoussés physiquement après le stage d’oxygénation à Tignes. Ah j’allais oublier, l’Equipe de France marque sur coup de pied arrêté (coup franc de Gourcuff côté gauche, sur la tête de Gallas), enfin !!!! Tellement rare qu’il fallait que je le signale, je me suis peut-être trop habitué aux corners tirés au troisième poteau ou encore aux coups francs qui s’envolent dans les tribunes.


Blague à part, le danger est de nouveau venu de la gauche en première période, Ribéry monte en puissance, de bon augure pour le Mondial, car on aura besoin d’un « Kaiser Franck » au meilleur de sa forme en Afrique du Sud. Son coéquipier de l’aile droite ne dira pas le contraire, Sydney Govou se dépense beaucoup comme à son habitude, mais techniquement, rate presque tout.  


Il faut sauver le soldat Toulalan


Tout seul, il n’y arrivera pas ! Le Lyonnais a encore couvert les quatre coins du terrain mais a manqué la quasi-totalité de ses passes. Gourcuff et Malouda sont gentils balle aux pieds mais positionnés trop haut. Sur le but tunisien, le joueur de Chelsea ne fait pas l’effort pour bloquer son adversaire direct (Nafti), on connait la suite (ouverture du score de Jemaa). Un joueur comme Abou Diaby offre déjà plus de garanties dans ce rôle de relais entre la défense et l’attaque. Sa puissance et sa technique pour ressortir les ballons ont encore marqué les esprits.


La charnière centrale, ce dernier rempart censé repousser les velléités offensives de l’adversaire ne convainc  toujours pas . Il ne s’agit pas de noircir le tableau, mais force est de constater que le duo Abidal-Gallas fait peur. Les erreurs de concentration du premier (Abidal se troue une à deux fois par match) conjuguées au manque d’agressivité (notamment sur le but tunisien) du second feront les joies du tandem uruguayen ; Forlan-Suarez, le 11 juin prochain.  


La deuxième période n’a pas donné beaucoup d’enseignements (sept changements effectués par Raymond Domenech), excepté Djibril Cissé qui conduit toujours aussi bien son ballon, Thierry Henry qui transpire beaucoup (cf le micro de David Astorga peut en témoigner) et qu’Abou Diaby sait utiliser le cuir à sa guise. Les Bleus sont en rodage, la machine n’a plus qu’un seul match de préparation contre la Chine, le 4 juin, pour se régler. 

Par KSC
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 01:24

L’équipe de France s’est imposée 2 buts à 1 contre le Costa Rica, mercredi soir à Lens. Organisés dans un nouveau schéma de jeu, les Bleus ont donné quelques motifs de satisfactions qui vont sans doute conforter le sélectionneur français dans ses choix.



Mieux vaut tard que jamais. Raymond Domenech s’est enfin décidé à revoir son organisation de jeu. Aidé par le forfait de Lassana Diarra (victime d’anémie falciforme), le technicien français a abandonné son 4-2-3-1 moribond et sans inspiration pour passer en 4-3-3. Face à cette bonne équipe du Costa Rica, emmenée par son excellent capitaine Bryan Ruiz, la France a montré de l’envie, élément qui semblait fuir les tricolores depuis de longs mois. Sans doute libérés par une qualification tumultueuse, on a senti une grande détermination chez les coéquipiers du capitaine du soir, Patrice Evra.


Disposée avec 5 joueurs à vocation offensive (Malouda-Gourcuff-Ribery-Anelka-Govou) au coup d’envoi, la bande de Franck Ribéry, très en forme ce soir, a donné beaucoup de rythme et de mouvement à l’attaque française. Chose qu’on ne voyait plus depuis de nombreuses semaines. Fini les raids solitaires isolés pour déstabiliser l’adversaire, ce soir la France a joué à 11, comme toujours vous me direz, mais le sens du mot collectif avait tout son poids ce soir à Bollaert. Dédoublements, redoublements de passes, solutions pour le porteur du ballon ; des choses banales mais primordiales pour ébranler n’importe quelle opposition. 

 

Tout le monde à sa place


Mais surtout, Raymond Domenech a positionné certains joueurs clés à leurs postes de prédilection. Jérémy Toulalan, seul devant la défense comme à l’OL, Florent Malouda en milieu relayeur gauche et Franck Ribéry sur son aile favorite. Affuté physiquement, le joueur du Bayern Munich incarnait le danger numéro 1 chez les tricolores. Sa percussion et son sens du dribble ont souvent fait des dégâts, combiné à la puissance de Florent Malouda et à l’excellente vision du jeu de Gourcuff, ce milieu-là a séduit. Restons encore un peu sur ce flanc gauche Evra-Malouda-Ribéry, qui a offert le plus de satisfaction. Avec l’enchaînement des matchs, ce côté pourrait devenir l’un des meilleurs au monde et donner de bonnes garanties lors du prochain Mondial en Afrique du Sud.


Domenech et le contre-pied


Bien que la relation entre les milieux et les attaquants fut plaisante, rien ne dit que le sélectionneur national reconduira ce même schéma pendant la coupe du monde. Avant le mondial de 2006, l’Equipe de France préparait ses rencontres amicales en 4-4-2 pour finalement arrivés en finale du tournoi international en 4-5-1. Il faudra donc retrouver cette même volonté dans l’animation offensive lors du prochain test dimanche contre la Tunisie. Histoire que le doute soit levé dans la tête de Raymond Domenech.

Par crochet-court.over-blog.com
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