Une calamité. L’Equipe de France a confirmé sa médiocrité footballistique. L’Equipe ? Vous savez ce groupe de personne ayant le même but, n’a même pas existé une seule seconde. Dépourvue d’ambition sur le plan du jeu (pour changer), la France a rendu les armes sans jamais les montrer.
Dépassée, ballotée par une sélection mexicaine séduisante aux principes de jeu bien définis : organisation inchangée depuis plus d’un an (4-3-3), passes courtes, mouvement incessant, agressivité sur le porteur du ballon, du dézonage intelligent (lorsque les ailiers mexicains repiquent dans l’axe pour libérer l’espace aux latéraux). Des arrières qui montent, des espaces qui se créent, donc des contres attaques à mener ? Non pas pour la France, même la notion de contre est inexploitée. Le Mexique a surtout montré les valeurs simples qui composent une équipe : solidarité, abnégation, ENVIE.
Des mots qui sonnent étrangement creux aux oreilles du groupe France. Hormis l’absence d’idée directrice (on le savait déjà), les tricolores n’ont pas pu/voulu, comme vous le voulez, se révolter. Et c’est bien ce qui dérange le plus.
Allo la défense ?
Épouvantable. Notre arrière garde a sombré dans l’abîme du néant. Abidal n’arrive toujours pas à lire le jeu (concentration es-tu là ?) ; que ce soit pour s’aligner ou pour intervenir dans les pieds d’un attaquant (sur le deuxième but il aurait suffi qu’il enferme tranquillement Barrera pour récupérer le ballon), il a tout fait de travers. Son camarade Gallas a perdu la quasi-totalité de ses duels face à Guillermo Franco mais a surtout manqué d’agressivité dans sa zone, ce qui est quand même incroyable pour un défenseur central.
Les latéraux ? Souvent débordés par les attaquants mexicains (Dos Santos, Vela, Barrera) ils n’ont rien apporté offensivement. Mention spéciale au capitaine Evra qui a tout simplement laissé le numéro 7 mexicain filé sur l’action qui emmène le deuxième but.
Le projet Govou
Un joueur qui a de la bouteille (c’est le cas de le dire). Généreux dans le replacement défensif, bagarreur dans sa zone, pour faire court les ingrédients d’un latéral qui ne sait pas attaquer. Car le gros souci avec Sidney Govou, c’est qu'il n’a plus le niveau international. Techniquement cataclysmique, l’ex lyonnais a manqué de lucidité dans les rares situations de contre. «Faire l’appel » est une mention qu’il a dû rayer de son cahier des charges depuis bien longtemps.
Ses partenaires « d’attaque » ? Transparents, hormis Malouda qui s’est battu. Franck Ribéry ? Pathétique, il a perdu trop de ballons pour un joueur qui doit mener le jeu de l’équipe, sa seule suée du match il l’a faite sur le côté gauche, mais en vain. Nicolas Anelka ? Egoïste, incompréhensible, l’attaquant de Chelsea n’est pas à l’aise au poste d’avant-centre, on est d’accord, pourtant le sacrifice, le don de soi pour le collectif à ce niveau de la compétition n’est-il pas primordial pour le bien de l’équipe ? Visiblement l’ancien joueur de Bolton n’en a cure. Attitude insultante depuis le match du Costa Rica jusqu'à hier soir où il aura joué partout en attaque sauf en pointe. Ces deux-là ont offensé le maillot bleu ! Impardonnable !
Pratiquement éliminée, la France n’a plus que son honneur à défendre contre l’Afrique du Sud mardi prochain, il lui faudrait une victoire avec quatre buts d’écarts ou plus contre les Bafana Bafana, tout en espérant une défaite du Mexique face à l’Uruguay, pour se qualifier. Un miracle impossible tant l'absence d'unité est grande.